Scarlett's Sims

Histoires de Sims 2

30 juin 2008

Ennemis

Toutefois cette insouciance ne pouvait durer. Les partiels approchaient. Dans quatre semaines ce serait l'épreuve du feu. La résidence sembla s'éveiller de sa bienheureuse torpeur pour entrer dans une agitation presque palpable. Le juke box se tût mais les claviers se mirent à crépiter. Les clubs se vidèrent mais les bibliothèques se remplirent. Rares furent ceux qui échappèrent à l'habituel stress des examens.

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Pas même Alexandre qui n'avait pourtant que d'excellentes notes.
Un matin, au sortir de sa chambre, il arrêta Hans dans le couloir. Il avait passé une partie de la soirée à réviser sa trigonométrie mais il avait oublier une formule. Une gros trou de mémoire. Il avait alors retourné sa chambre pour mettre la main sur le livre "Ma thématique en chiffre", avant de se souvenir qui l'avait prêté à Hans.


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- Salut. Dis, je sais qu'il est un peu tôt pour ça mais tu pourrais me rendre le bouquin de trigo que je t'ai passé ?

- Hein ? Quel bouquin ? Répondit Hans en baillant.

- Mais si tu sais, le bouquin relié en cuir rouge ?

- Aaah oui oui celui là, je vois.

Il y eut un silence gêné.

- Quoi tu l'as perdu ? S'affola Alexandre devant la mine embarrassée de son ami.

Alex16b- Non non mais... C'est juste que je l'ai passé à Grégoyre pour qu'il prenne quelques notes lui aussi.

- Oh merde.... Bon ben tu peux me le récupérer ?


- Quoi là maintenant ?! Euh dis on est encore en pyjama, je sais pas si tu réalises ? J'ai pas encore pris mon ptit dèj alors je vais faire ça d'abord at après j'irais te le chercher, ok ?

- Mm.

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- Non ? Ca a pas l'air de te convenir ?

- C'est que je te connais, ton ptit dèj c'est un repas de cérémonie et je suis préssé.

- Mais on vient de se lever ! ... Bon ben écoute, tu te prends par la main et tu vas le chercher. Il va pas te bouffer Greg, c'est ton bouquin et il le sait. Alors regarde c'est là au bout du couloir, tu y vas et le tour est joué. Moi j'vais manger. A plus tard.



- Y a quelq...

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Sa question mourut dans sa gorge. Il resta les bras ballants deux bonnse secondes, bouche ouverte sur un cri de surprise muet, avant de battre en retraite. Sonné par ce qu'il venait de voir, il fit une pause au milieu du corridor. Est qu'ils l'avaient vu ? Comment allaient-ils réagir ? Depuis combien de temps ça durait ? Est ce que c'était ça ses soit-disant révision du soir ? Bénédicte s'en doutait-elle ? Sans doute pas la pauvre... Qu'allait il faire maintenant ?

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Le révéler à Bénédicte paraissait la seule option, même s'il ne se sentait vraiment pas à l'aise dans la peau de l'oiseau de mauvais augure... Peut être y avait-il mieux faire d'ailleurs. La moindre des choses serait que ce soit le reponsable qui assume. Il ne manquait pas de culot celui-là. Oui, d'abord il irait le trouver. Peut être réussirait-il à le convaincre d'agir de manière honorable ? De toute façon le torchon brûlait entre eux depuis un moment, ça ne pourrait guère aggraver les choses. Et puis à dire vrai ça faisait longtemps qu'Alexandre songeait à lui dire ce qu'il pensait de lui. C'était l'occasion.

Il s'en retourna à sa propre chambre, le livre de trogonométrie tombé aux oubliettes, et se coula sous la douche. Une fois frais et habillé, il sortit et commença une sorte de surveillance, bien décidé à reperer la première opportunité qu'il aurait de l'attraper entre quatres yeux. Mais les étudiants virevoltaient beaucoup, les incessantes allés venues ne lui rendirent pas la tâche facile. Bientôt Bénédicte elle-même fut dans les parages. Elle et Grégoyre passèrent un moment ensemble dans la salle commune. Alexandre n'osa pas les regarder, de peur que son expression le trahisse. Il se cala derrière un épais volume d'astronomie et attendit son heure. Le moment survint aux alentours de dix heures. Alexandre avait cours dans vingt minutes. Accoudé au balcon de la terrasse, au premier étage, il vit Grégoyre sortir de la résidence revêtu de son jogging. Apparemment il allait faire quelques paniers. Il savait que Bénédicte se préparait pour se rendre à son cours de danse. C'était le moment. Il dévala les escaliers et sortit

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Il rejoignit Grégoyre sur le côté du bâtiment et marcha sur lui d'un pas décidé, s'assurant d'un coup d'oeil circulaire qu'il n'y avait personne alentour. Grégoyre le vit venir, bien sûr. A sa tête on put qu'il se doutait de la tournure qu'allait prendre la discussion.

- Grégoyre, faut qu'on se parle.
- Allez c'est reparti, marmonna-t-il entre ses dents.
- Quoi ?
- Rien. Qu'est ce que tu veux ?
- Tu ne t'en doutes pas ?

Ils se toisèrent en silence. Alexandre ne cilla pas.

- Si... Finit par admettre Grégoyre. Mais ce ne sont pas tes oignons.
- Pas mes oignons ? Tu plaisantes ? C'est ma soeur dont il s'agit !
- Oh allez me sort pas les violons, railla-t-il, je te rappelle qu'elle n'est rien du tout pour toi, ce n'est qu'une pièce rapportée à ta famille. Une concurrence pour l'héritage, rien de plus.

Alexandre hôcha la tête dans un signe de dénégation dépitée.

- Tout le monde ne te ressemble pas Gregoyre. Si tu crois que c'est tout ce qui me préoccupe t'en encore plus minable que je le pensais. Bénédicte c'est quelqu'un de bien, elle mérite pas la façon dont tu la traites.
- Mais je la traites très bien.
- Te fous pas de la gueule du monde tu veux ! Te sortir Line derrière son dos c'est ça que tu appelles "bien" ?
- Oh lâche moi hein, je fais ce que je veux ça te concerne pas !
- T'en as vraiment rien à cirer de Bénédicte, tu t'en fous total.
- Je t'interdis de dire ça ! Je tiens beaucoup à elle !
- Ouais ouais t'as raison, et moi je suis le président de Simstate !
- Bon sang me prend pas la tête ! Je suis p'têt pas du genre exclusif, mais ça veut pas dire que j'ai pas des sentiments envers elle.
- Oh arrête Grégoyre tu me vas me faire pleurer, t'es si romantique.

Ah ce moment un léger bruit de pas dans l'herbe incita Alexandre à se retourner. Il eut la désagréable surprise de voir Line arriver, elle aussi en tenue de sport. Il se tourna de nouveau vers son interlocuteur, un rictus mauvais sur le visage.

- Vous en aviez marre du sport en chambre, vous passez à l'air libre maintenant ? lança Alexandre d'un ton grinçant.
- Fous moi la paix. Ce qu'elle sait pas peut pas lui faire de mal.
- Moi je le sais.
- Mais tu vas la fermer, sinon..
- Sinon quoi ? L'interrompit Alexandre en faisant un pas vers lui. Vas y j'écoute, sinon quoi ?

Grégoyre fut déstabilisé par l'aplomb dont faisait montre le jeune homme. Il n'avait pas peur, oh que non. Il était en colère. Il était même furieux. Contre cet adversaire là, pas question de régler le problème par un coup de poing. D'une part parce qu'à en juger par son agressivité cela ne le calmerait sans doute pas, et d'autre part car celui là aurait du répondant sur n'importe quel autre plan. Ca le rendait fou de rage, mais c'était ainsi. Il serra le poing si fort que les jointures de ses doigts blanchirent. L'effort qu'il developpa pour ne pas lui sauter à la gorge draine une grande partie de ses forces.

- Ben alors ? C'est tout ce que t'as à dire ?

La voix fluette de Line se fit entendre.

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- Tu viens Grégoyre ?

- Toi vas faire mumuse avec le ballon et fous nous la paix ! cracha Alexandre, au comble de l'exaspération.

Elle pinca les lèvres et se détourna. Alexandre repartit aussitôt à la charge, un doigt vengeur pointé sur l'objet de sa colère.

- T'as une journée pour mettre les choses au clair avec Béné, sinon c'est moi qui le fait.

Il le planta là et s'en fut vers la résidence pour prendre ses affaires de cours. Dans l'allée il croisa Bénédicte, en tenue pour son cours. Elle s'aperçut tout de suite que quelque chose n'allait pas. Il lui sembla qu'Alexandre évita son regard.

- Alex ? Ca va pas ?
- Si si... Dit-il sans même s'arrêter.

Il n'avait pas le coeur de la regarder, pas maintenant. Il poursuivit sa route et entra dans la résidence, laissant une Bénédicte interloquée derrière lui.

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Hans partait déjà vers la cafétéria. Alexandre lui adressa une grimace de mécontentement mêlé d'un certain amusement, puis il se dirigea vers la-dite porte. Il était si absorbé par l'effort que cela lui demandait qu'il ne prêta pas la moindre attention au pannonceau "ne pas déranger" qui y était suspendu (comme souvent ces temps-ci) et frappa. La porte devait avoir été mal fermée car elle s'ouvrit d'elle même au second coup.

Posté par Fan_Scarlett à 20:09 - 02 : Ami , ennemi - Commentaires [0] - Permalien [#]

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