Scarlett's Sims

Histoires de Sims 2

04 juillet 2008

Action

Hans attendait. Il faisait les cents pas devant l'entrée du bâtiment. Il avait abandonné les révisions de guerre lasse car rien d'intelligible ne pouvait s'imprimer dans son cerveau si toutes les 2 minutes il levait le nez de ses livres pour regarder dehors. Il était donc descendu battre le pavé devant la porte. Cela faisait bien dix minutes qu'il tournait lorsqu'enfin il aperçut son frère. Il alla au devant de lui.

Hans14

- Quoi encore ?! Toi aussi tu as quelque chose à me dire c'est ça ? lui lança Grégoyre tandis qu'ils se rejoignaient.

- Si tu le prends sur ce ton là ça va mal se passer Greg, rétorqua Hans.

- Oh écoutes je m'en fous de ta leçon de moral. Le fils Gothik est venu pleurer dans tes jupes, c'est ça ? Ben je m'en fous voilà.

Hans14a

- Comment tu peux dire ça ? s'offusqua Hans dont les joues s'empourpraient à mesure que la colère le gagnait. Il s'agit de Bénédicte, celle avec qui tu sors depuis trois ans !

- Hans j't'en prie fais pas ça, pas toi. Tu étais là tu sais très bien que c'est pas la première fois et jusqu'ici ça t'a jamais dérangé. Alors pourquoi maintenant ?

- Parce que t'es plus un môme. Enfin c'est ce que je croyais...

- Oh hé ça va.

.

Hans14c

- Ah en fait c'est ça qui te déranges. On y arrive ! Bénédicte c'est qu'une excuse, tu viens la bouche en coeur me sortir des grandes leçons de morale mais en fait c'est pour ton précieux pote que tu me prends la tête là.

- T'es qu'un morpion tu le sais ça ? J'en ai marre de ton attitude, j'en ai marre de croire que tu vas changer, marre de voir à quel point tu prends tout le monde pour des imbéciles. Moi le premier ! Qu'est ce que c'est que cette crise de jalousie que tu me fais depuis qu'on est ici d'abord ? T'as pas supporté que je me fasse un ami hein ? Personne peut briller plus fort que toi c'est ça ? Ben je vais te dire une chose Greg, t'es un tocard ! T'as rien d'intéressant à part ton fric et ton sex-appeal. Y a rien d'autre qui te branche, t'es creux comme une soupière, évolué comme une huître et il se trouve que moi... moi j'ai plus faim !

Il marqua une courte pause puis reprit avec la même véhémence.

- Oui ok t'as pas grandi avec papa et maman, c'est triste, mais j'suis pas responsable et les autres non plus ! Si tu penses faire payer ça à la terre entière ben compte pas sur moi pour te regarder faire. Va bousiller ta vie tout seul... Pis je t'interdis de dire que je me fous de Bénédicte ! Elle vaut bien mieux que toi et... et.... TU LA MERITES PAS !

Hans14d

Il tourna les talons et s'en fut à grandes enjambées. Les quelques étudiants qui passaient par là s'étaient arrêtés, les yeux braqués sur eux. Enfin sur Grégoyre. Car il n'y avait personne d'autre maintenant.
Il se tenait si raide qu'entre lui et le réverbère nul n'aurait pu dire lequel était le plus droit. Il entendit une porte claquer à l'intérieur du bâtiment. Comme s'il s'était agit d'un signal, il retrouva sa mobilité. Il fit volte-face et revint sur ses pas. Il contourna le bâtiment puis dépassa le terrain de basket pour aller s'appuyer contre l'un des pommiers plantés non loin.
Son cerveau lui donnait l'impression de flamber. Milles répliques lui venait à la bouche mais il était un peu tard. Comment avait il pu en arriver là ? Hans et lui ne s'était jamais disputé auparavant. Du moins pas aussi fort. Mais voilà, c'était avant Alexandre. Ce type avait ruiné sa relation avec son frère, il lui avait monté la tête. Il était jaloux de lui, de son succès, alors il empoisonnait l'esprit de son frère avec ses mesquineries. Si seulement ce matin il avait été un peu moins dans la lune il aurait verrouillé la porte, comme d'habitude. Mais voilà, il avait fallut que cet échevelé se pointe au mauvais moment.

- Salut.

La voix de Line le tira de ses pensées. Il avait failli oublié. Elle s'approcha de lui en plissant les yeux.

- Tu as mauvaise mine. Ca va pas ?

- Non pas trop. Je me suis engueulé avec mon frère.

- Aie aie. Pourquoi ça ?

- C'est compliqué, dit-il en écartant le sujet d'un revers de main. Viens plutôt me réconforter.

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Oh non... C'est pas vrai, il est là... Bon. Ok... Mais ça veut rien dire... Grégoyre m'aime... Il m'aime, oui ? ... Qui c'est celle là ?Eh mais... Oh qu'est ce qu'il fait là ?

Gregcheater

Non. Non c'est pas possible.... Il va pas faire ça... Il va pas...

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Une grimace d'horreur se peignit sur ses traits. Son coeur se brisa au moment où Grégoyre posa ses lèvres sur celle de Line. Car c'était Line bien sûr, maintenant elle la reconnaissait. Ses yeux s'emplirent de larme, un haut le coeur lui souleva l'estomac avec violence. Pour ne pas défaillir elle fit la seule chose dont elle se sentit capable...

Elle fondit sur eux comme un boulet de canon, éructant à travers ses pleurs un chapelet de nom d'oiseau. Le couple illégitime sursauta dans un bel ensemble. Grégoyre se retourna juste à temps pour recevoir une gifle monumentale. Elle résonna si fort dans son crâne qu'il pensa avoir perdu l'usage de son tympan gauche.

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- COMMENT T'AS PU ME FAIRE CA ESPECE DE @#!&¤ !!

Le choc passé, Line détala comme un lapin. Elle redoutait, non sans raison, d'être en pole position pour la prochaine distribution de claque. Grégoyre lui, était abasourdi. Une main sur la joue, l'oeil rond, il écouta de son oreille rescapée les vitupérations de Bénédicte sans vraiment les compendre. Lorsqu'enfin les connections neuronales réintégrèrent leur fonction suite à ce séïsme, il entreprit de bredouiller quelque chose pour sa défense.

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- Non, c'est pas pas ce que tu crois...

- C'est pas.. QUOI ? EN PLUS TU ME PRENDS POUR UNE ABRUTIE !!?

- Non Béné att...

- NON j'attends pas ! Je le savais au fond de moi je le savais ! T'es qu'un SALE TYPE !

- Béné je t'en prie, c'est.. c'est... C'est personne cette fille, elle compte pas pour moi, elle...

- Ah bon ? Parce qu'en plus tu me fais cocue avec n'importe qui ? C'est sensé me réconforter !?!

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- C'est pas ce que je voulais dire, dit-il catastrophé. C'est juste... J'ai été stupide, c'était qu'une passade. Elle m'a fait du gringue et.. Tu sais je suis pas parfait. J'ai merdé je suis désolé, je savais pas comment m'en sortir, j'voulais arrêter mais... S'il te plait... Ecoute je suis désolé, je te demande pardon.

Il s'affola. Il n'était pas capable de se sortir de ce piège là, c'était une trop grosse couleuvre à avaler. Le visage de Bénédicte, inondé de larme, n'augurait d'ailleurs d'aucune trève.

- Bénédicte ma puce...

- Je ne suis pas ta PUCE ! A compter d'aujourd'hui je ne suis plus personne pour toi, tu m'entends ? C'est terminé tes manigances, ter-mi-né !

Elle s'interrompit pour ravaler un sanglot.

- Dire que je te faisais confiance, dire que je n'ai rien voulu croire des ragots qui circulaient sur ton compte... Mais en fait ils avaient peut être raison ? Combien t'en as eu, dis ? COMBIEN ?!

Grégoyre resta coi une seconde. Une seconde de trop. Outrée, Bénédicte sentit ses pleurs se tarir pour se muer en un déferlement de fureur.

- Espèce de vermine immonde, dit-elle en détachant chaque syllabe. T'existes pas. T'as jamais existé...

Drapée dans son chagrin, nimbée de colère, Bénédicte se détourna et s'éloigna dans une sortie digne d'un classique du 7ème art. Grégoyre resta à se lamenter au milieu de la pelouse.

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Arrivée à sa chambre elle accrocha à la porte le panneau "ne pas déranger" puis s'enferma à double tour. Elle s'avachit sur l'unique chaise, déboussolée. Il n'avait pas répondu... Il n'avait rien dit du tout. Elle aurait voulu croire que c'était le choc, mais elle sentit que ce n'était pas ça. Il y en avait eu d'autre tout simplement. Il n'en était pas à son coup d'essai. La différence c'était que cette fois quelqu'un avait fait le nécessaire pour qu'elle sache. Etrange comme ce quelqu'un avait été bien informé. Pendant un instant fugace elle se demanda qui ce pouvait être. Puis elle hésita entre maudir ou bénir ce mystérieux informateur.

Comment avait-elle pu être aussi aveugle ...

Bene27

*

*   *

45 minutes plus tôt.

jimmy3.

- Crois moi, il te trompe. Depuis des semaines.

- ... c'est pas vrai.

- Va vérifier. Ce soir, derrière la résidence, vers 21h.

Clic.

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Jimmy3a

Il chiffonna son mouchoir et le fourra dans sa poche. En se retournant il s'aperçut que Jeanie se tenait derrière lui. Elle l'observait d'un oeil désapprobateur. N'ayant nul envie de s'expliquer, il se contenta d'un sourire crispé avant d'effectuer un repli stratégique dans la chambre qu'il partageait avec Martin, l'un des autres étudiants habitant ici.

Lorsqu'il avait déserté la résidence BrandNew en plein milieu de la nuit, plusieurs semaines auparavant, c'est dans cette petite maison qu'il avait trouvé refuge. Sa dernière chance était ici. Elle s'appellait Aline. C'était sa meilleure amie. Comme lui elle était un peu marginale sauf qu'elle, elle ne rencontrait aucune difficulté d'intégration.

Jimmy4

Elle lui avait offert le gîte puis l'avait inviter à s'expliquer sur ce qui c'était passé. Jimmy s'était alors lancé dans un récit décousu de son altercation avec Grégoyre, puis de son départ précipité et des raisons qu'il l'y avait amené. Aline avait bien posé quelques questions de temps à autre mais n'avait pas juger sa décision. Cette nuit là il dormit sur le canapé.

Le lendemain elle le présenta à ses colocataires, Jeanie Aubaine et Martin Décis. Elle négocia l'emménagement de Jimmy sans trop de mal. Les finances étant ce qu'elles étaient, un peu plus d'argent à la fin du mois était toujours le bienvenue. C'est ainsi que depuis bientôt deux mois Jimmy vivait parmis eux. La maison était exigue, il n'y avait que deux chambres et une seule salle de bain pour eux quatre. Ce n'était pas toujours facile de composer avec des personnalité aussi disparate. Mais chacun y mettait du sien et dans l'ensemble Jimmy était mieux ici qu'il ne l'avait été à la résidence.

Montage10

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Environ une semaine après son arrivé, il avait abandonné son sempiternel bandana et avait confié ses cheveux aux boins soins d'Aline. Le résultat avait été concluant. Dans les jours qui suivirent, et tandis qu'il s'accoutumait à sa nouvelle vie, il se remit à travailler ses cours. Il prit aussi l'habitude de courir plusieurs fois par semaine, pour se "décrasser" comme il disait. Aline était ravie. Elle qui avait assisté à son inexplicable déclin était enchantée d'assister à sa résurrection. tant et si bien qu'elle lui en fit part.

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Martin entra dans la chambre, il le tira de sa rêverie.

- B'soir Jim

- Salut martin, ça a été la journée ?

- Ouais tranquille merci. Et toi ?

- Ouais ouais, bien.

- Cool.

Ils n'avaient pas grand chose à se raconter la plupart du temps, mais au moins Martin était un garçon paisible. Ca n'était pas difficile de s'accomoder de sa présence, il était assez discret. Par certain côté il lui rappellait Alexandre Gothik... Il regarda par la fenêtre. Avait-il eu tort de faire ça ? Il soupira. Peut être aurait il dû lui dire en face, mais il était convaincu que s'il l'avait fait elle ne l'aurait pas écouté. Il soupira encore.

- Ca va pas ? demanda Martin.

- Hein ? Ah si si ça va. Je suis... un peu fatigué.

- Ouais moi aussi. J'vais dans doute me coucher bientôt.

- Bonne idée, je crois que j'ai besoin de me reposer aussi.

Moins de vingt minutes plus tard, alors qu'à deux patés de maison de là Grégoyre essuyait les remontrances de son frère, ils se mirent au lit et s'endormirent.

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Posté par Fan_Scarlett à 14:24 - 03 : Crépuscule - Commentaires [0] - Permalien [#]

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