Scarlett's Sims

Histoires de Sims 2

10 juillet 2008

Chic et choc

( Episode 4 : Week-end )

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Pendant ce temps là, sur le campus.

- Bon, c'est pas tout ça mais on a du boulot, dit Aline.
- Comment ça ?
- Ben tu peux pas rester en comme t'es. Tes fringues ça craint un max Jimmy, tu sais.
- Sympa merci.
- Roooh allez te vexes pas, c'est juste que tu serais bien inspiré d'en changer maintenant que tu te sens mieux, tu crois pas ?

Jimmy pris un instant de réflexion.

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Il regarda sa veste de coton défraîchie et son vieux jean. Elle avait sans doute raison.

- Ok ok, maugréa-t-il. On dirait que je suis tombé dans un guet-apens.

Oh comme si, j'aurais pas osé ! pouffa-t-elle. Allez, les essayages c'est par ici.
- Galèèèèère...
- Arrête de faire ta mijaurée tu veux ? T'aimais bien faire les boutiques avant...
- Avant... ?
- Ouais avant. Avant que tu deviennes... bizarre.

Elle le considéra d'un oeil perplexe, absorbée dans quelques souvenirs, puis revint à la réalité et lui attrapa fermement le bras.

- En route ! Déclara-t-elle sans relâcher sa prise.

Elle le guida jusqu'une boutique au deuxième étage du petit complexe marchand. La décoration était assez dépouillée mais les rayons étaient bien garnis. Elle fourragea dans les pulls et autres chemises avec une détermination sans faille, sous l'oeil mi-inquiet mi-amusé de Jimmy. Il se demanda si elle comptait le déguiser en réplique de Yoko Hotel (un groupe gothico-rock pour adolescente en fleur). Vu ses goûts vestimentaires il pensa qu'il y avait une part de risque non négligeable. Ce fut avec un certain soulagement qu'il la vit enfin revenir avec dans les mains un ensemble d'aspect sobre.

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- Tiens ma poule, enfile moi ça et viens me faire voir ce que ça donne. Je serais dans la cabine d'à côté.

Il prit les affaires qu'elle lui tendait puis ils se rendirent tous deux aux cabines d'essayage. Quelques minutes après Jimmy en émergea. Il s'approcha du miroir mural et se mira sous toutes les coutures. Quoiqu'il ait pu en dire ou en penser, il avait la preuve qu'Aline avait du goût. Ces vêtements lui allaient comme un gant. En fait c'était même la classe. La grande classe. Il tira sur le col pour le replacer, lissa les plis de la chemise d'un revers de main puis il sourit à son reflet.

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- T'en jettes là-dedans Jimmy, s'exclama son amie dans son dos. J'ai vue une chemise bleu nuit aussi, tu devrais les prendre toutes les deux.

Elle le poussa sur le côté et se planta à son tour devant la glace pour juger de l'effet de sa tenue. Jimmy n'osa rien dire mais son air ahuri en révéla assez pour qu'Aline, d'un coup d'oeil sur sa trombine, décide de reposer sa trouvaille.

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Pendant qu'il prenait la file à la caisse, elle descendit s'acheter son téléphone portable. Elle hésita un moment sur le modèle puis finit par se décider, ô surprise, pour un de couleur noir. Elle regagna le magasin et vit que Jimmy attendait toujours son tour.

- Rejoins moi au café, lui lança-t-elle en se dirigeant vers l'escalier.

Elle commanda un expresso bien tassé et alla s'asseoir à une table libre. Entre la boutique de l'étage du dessous et le fait que ce café avait aménagé une terrasse sur le toit de l'immeuble, l'endroit connaissait un certain succès. Il n'était pas rare qu'il faille rester debout pour siroter son breuvage. Mais aujourd'hui était un jour tranquille. Elle s'absorba dans ses pensées, buvant le café à petites gorgées. Après un quart d'heure elle jeta un oeil à l'horloge accrochée au mur. Bon sang ce qu'il pouvait être long ! Elle se leva et se dirigea vers le comptoir.

- Un café s'il vous plait.

- Salut Aly, dit dans son dos une voix de femme un peu erraillée.

- Salut Cory, répondit-elle après avoir identifié son interlocutrice d'un coup d'oeil.

- Hé Aline ! Moi aussi un café !

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Elle vit Jimmy se précipiter vers elle depuis l'autre bout de la salle, revêtu de ses habits neufs. C'était donc ça qu'il fichait. Il s'était fait prier mais en fin de compte il n'avait pas pu attendre pour porter sa nouvelle tenue.

- T'en as mis un temps, lui dit-elle tandis qu'il arrivait à sa hauteur. Un autre café pour le jeune homme essoufflé, s'il vous plait. Ben ! Qu'est ce que c'est que ça, là ?

Elle venait de remarquer un petit clou d'or planté au lobe de son oreille droite.

- Je me souvenais pas que t'avais les oreilles percées. Merci ; dit-elle au serveur qui lui présentait deux tasses. Oh Jimmy tu m'écoutes ?

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Il contemplait quelque chose. Elle suivit son regard.

- Ah je le connais lui, c'est un original aussi ; dit-elle en ricanant. Elle paya et pris les tasses. Bon tu viens ?
- C'est une drôle d'idée de se balader torse nu, je sais qu'il fait chaud m'enfin quand même, dit-il en lui emboitant le pas.
- T'es choqué ? S'amusa-t-elle. C'est vrai que c'est surprenant, le campus n'a rien d'une station balnéaire m'enfin bon. Il a l'excuse du temps. Sacrément étouffant pour un automne.

Ils s'installèrent à la table qu'Aline avait occupé cinq minutes auparavant.

- Merci pour le café.
- De rien.
- Merci aussi pour m'avoir trainé ici, tu as bien fait.

Elle lui décocha un radieux sourire. Jimmy s'étonna une fois encore de voir à quelle point Aline semblait douce et vulnérable lorsqu'elle souriait. Aucune de ses breloques métalliques ni aucun de ses accoutrements de cuir ne pouvaient dissimuler ça. Quoiqu'elle fasse pour s'en défendre. Il lui rendit son sourire avec tendresse. Il la connaissait depuis leur entrée au collège. Ils ne s'étaient pas perdu de vue depuis, même lorsqu'il redoubla et elle non.

- Je savais qu'il faudrait que je te pousse un peu pour que tu retrouves les bonnes habitudes. Ca fait du bien de te voir à nouveau toi-même. Le look rebelle négligé ça t'allait pas vraiment... Tu vas te décider à me dire ce que t'as eu ces derniers mois ou va falloir que je devine ?
- Devines.
- Ca a le mérite d'être clair. Bon ben méfie toi alors, j'enquête officiellement à compter de cet instant.

Il rit puis leva sa tasse de café.

- Je bois à la nouvelle Mata Simri !

Elle ouvrit des yeux ronds.

- Qui ?
-
Une espionne célèbre, un agent-double. Laisse tomber tu dois pas connaitre.
- Tu lis trop de roman policier.
- Et toi pas assez. C'est un personnage réel de toute façon.
- Avec un nom pareil ?
- C'était un nom d'emprunt bien sûr ! Bah bref, ça t'intéresse pas je parie.
- Bingo ! dit-elle tout sourire. Bon, c'est pas que je m'ennuie mais je vais devoir y aller, j'ai cours.
- Cours de quoi ?
- De maths.

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Elle vida da tasse d'un trait.

- Ok. Bon courage alors, on se voit plus tard.

- Ouais.

Elle se dirigea vers Cory, la jeune punk qui l'avait abordé auparavant. Elles suivaient les mêmes cours et avaient sympathisé. Elles partirent ensemble vers le coeur du campus. Le bâtiment ou devait se dérouler son cours n'était qu'à 20 minutes de marche. Elle s'y rendirent sans se presser. Une légère brise les accompagna tout au long du trajet. Lorsqu'elle poussèrent la porte de la salle de classe, il y régnait déjà une certaine agitation. La plupart des étudiants étaient arrivés et prenaient place. Elles en firent autant.

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- Mmm ça sent la paquerette d'un coup, tu trouves pas ? Pas étonnant quand on se balade avec une pareille botte de foin sur le crâne, susurra Aline à l'adresse de sa voisine.

Pour toute réponse celle-ci éclata de rire. La cible de ce sarcasme n'avait rien entendu et finit de s'installer tranquillement.

- S'il vous plait un peu de calme ! Vous au fond, silence ! Tonna le vieux professeur Josse Hétou.

Quand la quiétude revint, le cours débuta. Ils l'écoutèrent pontifier, recopièrent soigneusement toutes les formules qu'il écrivit au tableau et prirent note de son charabia, autant que faire se pouvait, pendant presque deux heures. Ce fut avec joie que les étudiants accueillirent la fin de la leçon. Chacun rassembla ses affaires avec plus ou moins d'empressement. Cory se leva pour allez discuter avec une connaissance. Aline terminait de ranger ses affaires lorsqu'un prénom heurta son oreille.

- ... Grégoyre.
Rires.
- Abon ?
- Si si je t'assure.

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- Qu'est ce qu'il a dit ?
- Oh tu sais il est assez éloquent, ce serait trop long de tout te raconter. Mais pour faire court disons qu'il apprécie les moments que l'on passe ensemble.
- Veinarde va !
- Oui oui je sais, il est craquant.
Rires.
-
En tout cas plus de soucis de concurrence maintenant.
- Comment ça ?
- Eh bien cette pimbêche de Bénédicte nous a surpris pendant notre rendez-vous habituel du mercredi soir.

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Exclamation étouffée.

- Non ?! Hier soir ? Elle vous a vu ?
- Oui.
- Bon sang ! Elle a du faire une sacré scène !
- Comme tu dis. Elle a frappé Grégoyre.
- Nan c'est pas vrai ?

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- Si je t'assure. Elle est pas nette cette nana.
- Mais comment elle a su ?
- Alors ça mystère... Je suis persuadée que c'est pas par hasard en tout cas. Elle a cours pendant 2 heures tous les mercredis soir et je l'ai jamais vu séché. Puis elle serait rentré et aurait contourné la résidence comme ça, sur une impulsion ?
- Ca tient pas debout.
- T'es d'accord. Quelqu'un lui a dit quelque chose c'est évident.
- Mais qui ?
- Greg est persuadé que c'est Alexandre.
- Ton ex ?
- Mm. Je ne sais pas, je ne vois pas comment il l'aurait su. Enfin, je veux dire pour notre rendez-vous. Parce que lui, il nous a surpris hier matin dans la chambre de Grégoyre.
- Oh la la, dites les amoureux vous faites attention à rien ou quoi ? Il a du avoir un choc.
- Tu l'aurais vu, il a détalé comme un lapin !

Les deux filles ricanèrent. Aline, exaspérée, décida qu'elle en avait assez entendu. Elle se leva.

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- De toute façon j'ai jamais pu l'encadrer cette nana. Dire que si j'étais restée avec Alex ce serait, comme qui dirait, ma belle-soeur. Beuurk.
- La question se pose plus depuis qu'il t'a plaqué pour Sophie.

Line décocha à son interlocutrice une oeillade assassine.

- T'es pas obligée de me le rappeler.
- Oh allez tu t'en fous maintenant, tu te sors la coqueluche du campus. Tu vas pouvoir le crier sur tous les toits !

Elles s'esclaffèrent à nouveau.

La coqueluche... Pfff le choléra plutôt, ouais... Pis comme si personne le savait, t'es tellement discrète... T''es encore plus cruche que t'en as l'air ma pauvre fille.

Aline résista à l'envie dévorante d'en bousculer une en passant, puis sortit. Elle déjeuna d'un sandwich dans le parc, puis rentra à la maison. Elle rumina tout le chemin du retour. La première chose qu'elle fit en passant la porte de la maison fut d'appeller :

- JIMMY ?! JIMMYYY ?
- Il est pas là Jimmy, l'informa Martin dont la tête venait d'émerger de l'encadrement de la porte du salon. Pourquoi il y a un soucis ?
- Ah... Euh non non, pas de soucis. Ok. Bon. J'ai des cours à bûcher, je vais monter réviser dans ma piaule. Mais si il rentre vous me l'envoyez ?
- Oui bien sûr, lui assura Martin qui toutefois la regardait d'un air sceptique.

Elle monta au premier. Arrivée sur le palier, elle entendit un crépitement irrégulier. Jeanie écrivait quelque chose, sans doute sa dissertation, sur l'ordinateur dans la chambre des garçons. Tant mieux, elle préfèrait être seule. Elle entra dans la chambre et se jeta sur son lit, pensive. Elle fut tirée du sommeil par des petits coups discrets frappés contre la porte. Elle se redressa, engourdie. Dehors la nuit tombait. Elle avait dormi tout l'après midi. Voilà le prix des révisions tardives, songea-t-elle.

- Entrez.
- Il parait que tu me demandes, dit Jimmy en guise d'entrée en matière.
- Exact. Faut qu'on papotte tous les deux.

Elle soupira, s'étira, se frotta le front puis se leva enfin.

- Qu'est ce que t'as fait Jimmy ?
- Pardon ?
- Je te demande ce que t'as fait, là, dernièrement. Quelque chose que tu aurais omis de me signaler.
- Mais... rien du tout, assura-t-il, mal à l'aise.
- Jimmy, pas de ça avec moi, le tança-t-elle.

Il regarda la pointe de ses chaussures.

- J'attends, insista Aline sur un ton empli de toute l'obstination dont elle était capable. Je te lâcherais pas de toute façon, t'accouches tout de suite ou on y passera la nuit s'il le faut.
- Mais quoi, pourquoi tu me demandes ça ?
- Line a dit à Jana tout à l'heure que Bénédicte avait débarqué hier soir en plein milieu de son tête à tête avec Grégoyre. Elle a précisé qu'il s'était pris une grosse baffe.
- Non ? Jimmy ne put s'empêcher de rire. Aline l'imita malgré elle.
- Roh bon arrête de te marrer. C'est vrai qu'il l'a pas volé celle là, c'est bien fait pour lui. Par contre, ajouta-telle en retrouvant son sérieux, Line était très surprise que Bénédicte ait pu se pointer comme ça, pile au bon moment et au bon endroit. Elle et son mec sont persuadés que quelqu'un lui a dit quelque chose...

Elle lui fit les gros yeux mais il garda le silence.

- Accouches. T'as été cafter à Bénédicte ?
- Oui, admit enfin Jimmy.
- Tssss Jimmy pourquoi t'as fait ça ?

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- Il le méritait non ? Ca fait des semaines que t'entends l'autre andouille se faire mousser auprès de ses copines !
- Oui oui c'est vrai moi aussi ça me ressort par les yeux. Oui j'admets aussi qu'il vallait mieux que Bénédicte l'apprenne... Mais pas de cette façon Jimmy enfin, qu'est ce qui t'es passé par la tête ? T'imagines comme ça a du être pénible pour elle ?
- Oui j'imagine sans problème... Je suis navré pour elle...
- Comment t'as réussi à la convaincre d'y aller ? T'es même pas un copain pour elle. Elle t'a cru ?
- uiaiadienaceaiéoné... Marmonna Jimmy.
- Hein ? Répètes j'ai rien compris.
- J'lui ai pas dit en face j'ai téléphoné ! S'exclama-t-il brusquement. L'air attéré de son amie lui fit monter le rouge aux joues.
- Alors là c'est abusé Jimmy... Tu t'es présenté au moins, rassure moi ? ... Réponds, tu t'es présenté n'est ce pas ? ... Tu t'es pas présenté ??? OH MERDE Jimmy, t'as pas assuré là.
- Mais elle m'aurait jamais cru réfléchis ! Tu l'as dit toi même je suis pas un copain pour elle. Je suis personne. TOUT LE MONDE me prend pour le looser de l'année, tu crois qu'elle m'aurait écouté une seconde, elle, la princesse ballerine sur son nuage rose ?? Atterris !
- Te prenait.
- Quoi ?
- Te prenait. Au passé. Regardes toi, ce soir tu as rien d'un looser. T'es redevenu celui que j'ai connu, les gens vont changer d'attitude avec toi maintenant... Cela dit ce coup de fil c'était vraiment un truc de looser ouais. J'espère bien que c'était la dernière manifestation de ta mauvaise passe. Mieux, j'espère que tu vas corriger le tir.
- Il y a rien a corriger, elle est au courant. C'est fini.
- Nan nan c'est pas si simple.

En deux mots elle lui expliqua la suite de la conversation qu'elle avait entendu à propos d'Alexandre et des soupçons de Grégoyre.

- Ce serait vraiment pas juste qu'il porte le chapeau.
- Mais qu'est ce que t'en sais, si ça se trouve il lui a dit.
- Comment il aurait su pour le rendez vous ?
- J'en sais rien moi, il les a peut être entendu puisqu'elle dit qu'il les a surpris.

Aline eut une moue dubitative.

- Oui bon, un point pour toi.
- De toute façon pourquoi ça te préoccupe ?
- Parce que... Parce que ce serait pas normal, voilà.
- Oooh.... toi...
- Moi j'ai des révisions à faire, décréta-t-elle tout soudain.

Elle l'expédia de la chambre manu militari et claqua la porte sous le nez d'un Jimmy médusé.

Posté par Fan_Scarlett à 09:44 - 04 : Week-end - Commentaires [0] - Permalien [#]

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