Scarlett's Sims

Histoires de Sims 2

11 juillet 2008

Famille et quotidien

Même heure, au Chloé lounge-bar, centre-ville.

Alexandre était accoudé au comptoir. La barmaid rangeait verres et bouteilles juste devant lui mais il ne la voyait pas. Son esprit était ailleurs.

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Il se demandait toujours qui avait appellé Bénédicte, et surtout pourquoi. Il se demandait s'ils ne faisaient pas fausse route en pensant qu'il s'agissait d'une vengeance contre Grégoyre, peut être était-ce Bénédicte qui était visée en fin de compte ? Après tout, ça lui avait fait beaucoup de mal. Cependant il avait du mal à croire à cette dernière théorie. Sa soeur adoptive était une fille énergique et enthousiaste qui se faisait des amis sans difficultés. Il ne lui connaissait pas d'inimitié. A part Line, bien sûr.

- A quoi tu penses mon chou ?

Il leva le menton. Sophie le contemplait, un sourire mutin accroché aux lèvres. Il quitta son tabouret de bar, et ses grises pensées par la même occasion, pour embrasser sa petite amie.

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- Salut toi, dit-il enfin. Comment ça va ?
- Bien bien merci. Et toi ? Tu avais l'air préoccupé.
- Non t'en fais pas, rien de grave. Enfin pas pour moi. T'as été longue, qu'est ce que tu faisais ?
- J'suis désolée Mégane m'a retenu, elle voulait à tout prix me présenter une fille qu'elle pressent pour nous rejoindre.
- Ah ok.
- Tu m'offres un jus de fruit ?
- Volontiers.

Ils s'assirent. Alexandre commanda pour eux deux, puis il écouta Sophie discourir sur les dernieres tendances de la mode.

Elle appartenait à la célèbre association étudiante Tri-Var. Nombres de jeunes filles jouaient des coudes pour les rejoindre, mais l'actuelle présidente avait la dent dure. A cause de cela, beaucoup leur prédisait une baisse de popularité. Mais Sophie ne s'en inquiétait pas. Elle était plus concernée par les dernières création des maison de haute couture que par la réputation de Tri-Var. Sophie était le genre de fille toujours dans le vent, qu'il s'agisse de mode ou de quoi que ce soit d'autre. C'était important de savoir devancer la tendance quand on voulait faire carrière dans le show-business. Sophie s'en sortiat à merveille à ce petit jeu. C'est pourquoi elle était constamment suivie d'une volée de jeunes gens en mal de popularité qui s'efforçaient de copier son style pour paraître branchés. C'est à cela qu'elle devait d'avoir été invitée à rejoindre la prestigieuse Tri-Var.

Alexandre, lui, avait été choisi par la belle au milieu malgré une foule de prétendant. C'est elle qui avait jeté son dévolu sur lui et ouvert les hostilités. Le fait qu'il soit plus âgé que la plupart des étudiants avait dû jouer. Ca et son nom bien sûr. Un nom aussi prestigieux que le sien ne pouvait pas n'y être pour rien dans cet intérêt inattendu . Sophie n'était pas vraiment son genre de fille. Bien qu'elle soit jolie, elle lui paraissait (à juste titre) un peu frivole. Mais, à force d'insistance, il avait fini par succomber à son charme. Car du charme elle en avait, indéniablement.
D'un commun accord ils avaient décréter qu'ils éviteraient la résidence BrandNew, pour ne pas indisposer Line, ainsi que Tri-Var pour ne pas perturber le quotidien de l'association. Ils avaient alors pris l'habitude de se rencontrer en ville ou sur le campus. Petit à petit Alexandre avait appris à la découvrir. Ce qui n'avait été qu'une amourette s'était progressivement mué en un attachement sincère.

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Ils passèrent une partie de la matinée à jouer au flipper, à parler et à danser. Puis vint l'heure de se séparer. Sophie devait retourner à l'association pour donner un coup de main à préparer une réunion et Alexandre se rendait chez sa tante Lily-Rose.

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- Tu es sûr que rien ne te tracasse ? demanda-t-elle alors qu'ils se dirigeaient vers la sortie.
- Non, non... Enfin bon si tu y tiens, si il y a bien quelque chose qui m'ennuie mais ce n'est pas bien grave.
- Qu'est ce que c'est ?
- Eh bien ma soeur adoptive a eu des soucis avec son copain.
- Grégoyre de France ?
- Tu le connais ? Demanda-t-il, surpris.
- Non. Je le connais juste de nom.
- Ah. Eh bien elle l'a surpris avec une autre nana.

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- Ouille, la tuile.
- Oui comme tu dis.
- Il a pas été bien mâlin l'autre.
- Quelqu'un a vendu la mèche.
- Oh abon ?
- Ouais. Un coup de fil anonyme.
- Bon sang ça c'est moche.
- Ouais, pas terrible... Enfin voilà, je m'en fais pour elle.
- Je comprends.
- Bref. Allez viens, ton taxi va arriver.

.

Il rejoignirent de la station de taxi.

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.

.

- Tu pars à quelle heure ? S'enquit-elle.
- Je sais pas, dans l'après-midi. Je rentrerais demain soir je suppose.
- Ok. On s'appelle à ton retour ?
- Bien sûr.
- Prends soin de toi mon chou.

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Elle s'accrocha à son cou, il l'embrassa. Tandis qu'il s'éloignait à pied pour rejoindre l'arrêt de bus et que le taxi passait à sa hauteur, l'épaisse couche de nuage gris se perça et une pluie fine commença à tomber.

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*

*    *

La lourde porte de chêne n'émis pas un son lorsqu'elle pivota sur ses énormes gonds de fer. Bénédicte prit soin de ne pas faire claquer les talons de ses bottines écarlates, elle ne voulait pas troubler la quiétude de la chapelle. Elle s'avança à petit pas dans l'allée centrale. Il faisait frais entre ces épais mur de pierre, c'était agréable.

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Elle s'arrêta devant l'arche de mariage. N'avait-elle pas supposé qu'un jour Grégoyre la mènerait jusqu'ici ? Ne s'était-elle pas projetée dans une somptueuse robe blanche, les cheveux ornés de fleurs fraîches, radieuse comme un soleil d'été ?

- Conneries, cracha-t-elle à voix basse.

Elle se détourna et pris place au premier rang sur un banc de bois, patiné par le contact de milliers de postérieur, d'où montait une odeur d'encaustique. Elle laissa son regard glisser sur l'autel où étincelait un somptueux calice. Elle ne savait pas trop ce qu'elle faisait là. Peut être pour se rappeller d'heureux moments ? Petite elle était venue souvent ici. La chapelle faisait presque face à la villa et c'était un lieu presque magique pour les yeux d'une enfant. Presque un chateau de conte de fée, avec ses tourelles et ses statues. Elle avait tout de suite aimé la paix qui en émanait, les vases de fleurs toujours radieuses, les tapis brodés et les vitraux majestueux qui distaillaient une lumière bleutée. Mais surtout, surtout, elle avait aimé les mariages qui y avaient été célébré. Famille riche ou modeste, les gens venaient tout sourire, pimpants, dans leur plus jolis atours. Et les mariés, n'étaient ils pas magnifiques ? Comme elle avait rêvé en admirant ces femmes revêtues de leur parure ! Comme elle avait été loin de la vérité... Etait-ce pour ne pas perdre ses illusions qu'elle s'était accroché aux mensonges de Grégoyre, à ses faux semblants ? Elle soupira. Sans doute un peu oui. Ce qu'elle avait pu être stupide...

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.

Elle leva les yeux vers le symbole suspendu au mur entre deux fougères luxuriantes. Au fond d'elle même elle avait toujours su que Grégoyre lui mentait. Il aurait été difficile de ne pas entendre les ragots que le tout MontSympa colportait. Mais elle avait choisi de se cacher la vérité. En vain. Son obstination à traiter Grégoyre comme quelqu'un qu'il n'était pas ne l'avait pas fait changer.

Qu'est ce que je regrette en fait ?

Songea-t-elle. Mon histoire avec Grégoyre ou mes illusions à son sujet ?

Sourcils froncés, nez en l'air, elle se perdit dans un long dialogue avec elle-même...

.

*

*     *

- Allô Louis-Auguste ? C'est Dina.
- Bonsoir Dina, que me vaut l'honneur ?

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- Eh bien, c'est assez délicat à formuler...
- Vous appellez au sujet de Bénédicte.
- ... Euh bien oui, en effet. J'en déduis que vous êtes au courant.
- Oui, on peut dire cela. Je suis désolé pour votre petite, Dina.
- Que c'est-il passé ?
- Vous l'ignorez ?
- Elle m'a juste dit qu'entre elle et votre fils s'était terminé. Elle n'a rien voulu dire d'autre mais elle est très affectée c'est évident. Je me fais du soucis.
- Je ne sais si c'est à moi de vous le dire Dina.
- J'ai conscience que cela peut paraitre déplacé Louis, mais le climat est un peu tendue entre elle et moi et...
- Franck ? l'interrompit-il.
- En effet... Nous connaissons une période difficile et je ne voudrais pas aggraver les choses. Pourtant j'aimerais savoir, cette brouille entre eux est-elle sérieuse ? N'est-ce pas que temporaire ?

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- Vous voulez savoir s'ils s'aiment encore ?
- Oui en somme, oui.
- Je n'en sais rien très chère. En revanche je crains que leur histoire ne soit bel et bien finie.
- Oh...
- Je n'imagine pas que Bénédicte pardonnera.
- Pardonner ? Pardonnner quoi ?
Soupir.
- Je crois que Grégoyre s'est mal conduit. Je crois qu'il a compté fleurette à une autre jeune fille.
- Ohlala... Je devrais peut être insister pour qu'elle me parle dans ce cas.

.

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- Non non ma chère, surtout pas. Elle viendra vers vous quand elle sera prête.
- Vous croyez ? Je n'en suis pas si sûre...
- Patience. Sa rancoeur lui passera, ou au moins elle s'adoucira. Mais aujourd'hui n'est pas un bon jour pour lui demander tant d'effort. Laissez la bouder si elle le doit. Si vous alliez vers elle maintenant, elle vous rejetterait.
- Vous avez sans doute raison Louis, comme toujours.
- Vous me flattez Dina, si j'avais toujours eu raison mon mariage n'aurait pas fini comme ça...

Dina ne sut quoi répondre à cette surprenante répartie. Elle n'eût pas le temps de trouver, Louis-Auguste reprit la parole aussitôt.

- Je vais vous laissez Dina, j'ai un double appel.
- Bien sûr. Excusez mon impertinence, Louis. Bonne soirée.
- Vous êtes toute excusée très chère. Aurevoir.

Dina s'en retourna poser le combiné sur son socle. Elle leva la tête vers les escaliers, se demandant si elle irait ou non trouver Bénédicte dans sa chambre. Puis elle décida une bonne fois pour toute de suivre les conseils de Louis.

*

*     *

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- Allô ?
- ....
- Bonsoir Monsieur McDogan, que puis je faire pour vous ?
- ...
- Oui, ça devrait pouvoir ce faire.
- ...
- Bien entendu oui. Vous me confirmerez cela, n'est ce pas ?
- ...
- A mon bureau, la rédaction du SimState Tribune.
- ...
- Cela va de soit. Merci de m'avoir prévenu M. McDogan.
- ...
- Vous de même. Aurevoir.
- C'était qui papa ? Demanda Grégoyre depuis le salon.
- Un collaborateur financier. Grégoyre dresse la table, veux-tu, ton frère ne va pas tarder à arriver.
- Oui papa.

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Quelques minutes plus tard la cloche de l'entrée retentit. Louis-Joseph et sa fiancée était arrivé. Les retrouvailles furent joyeuses et l'ont pris place avec joie autour de la grande table. Le dîner avait été commandé chez le meilleur traiteur de la ville, lequel n'avait pas volé sa réputation les hors d'oeuvres étaient succulents. On venait de passer au plat principal lorsque le téléphone sonna de nouveau. Louis-Auguste s'excusa et s'en fut répondre.

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- Il vous a parlé de cette société de jeux vidéo ? Interrogea Grégoyre à mi-voix.
- Oui un peu, répondit Lily. Ca m'a l'air solide. L'équipe de développement n'en est pas à son coup d'essai.
- Je croyais que c'était une jeune entreprise ?
- L'enseigne oui, les capitaux aussi, mais pas les techniciens. Enfin pas tous, poursuivit-elle.
- Tu peux lui faire confiance Greg, Lily a la bosse du commerce. Elle flaire les arnaques à 3 kilomètres ! S'amusa son fiancé.
- C'est ça ris, en attendant depuis que j'ai repris l'affaire les bénéfices ont augmenté.
- Ton père t'a donné la gestion du magasin ? S'étonna Grégoyre.
- Mieux, depuis la semaine dernière je suis la propriétaire légale du primeur.
- Elle a déjà ajouté un rayon fleuriste, enchérit Louis-Joseph.
- Ca marche plutôt bien, se rengorga-t-elle.
- Ca marche même très bien, tu veux dire. Mon seul regret est qu'elle passe trop de temps à composer des bouquets.
- Tu les fais toute seule ? dit Grégoyre, stupéfait.
- Pour l'essentiel. Je cherche un employé compétent en la matière mais je n'ai pas encore trouvé la perle rare.
- Dina ne peut pas t'aider ?
- Oh Dina ce n'est pas son rayon, et puis tu sais aussi bien que moi qu'elle n'a accepté cette place de gérante que pour s'occuper. Elle n'est là qu'à mi-temps.
- Mmm... Pour en revenir à cette société là, insista Grégoyre, elle est basée où ?

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- En centre ville. Dis Greg, ton contrat au Rocabb Hily Club ? demanda Louis-Joseph sur le ton dela confidence.
- Presque terminé. Il ne nous reste qu'une soirée.
- Ca c'est bien passé ?
- Pas trop mal ouais, dit-il avec un sourire satisfait.
- Tu crois qu'il va vous renouveler ?
- J'en sais rien. Puis je ne sais pas si j'accepterais, j'étais pas à ma place avec les autres nazes.

Lily lui lança un coup d'oeil désapprobateur qu'il ne remarqua pas.

- J'étais bien meilleur qu'eux, leurs fausses notes m'ont tapé sur le système, poursuivit-il.

La porte s'ouvrit. Leur conversation s'arrêta net. Louis-Auguste reprit place à table.

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- De quoi vous parliez les enfants ?
- De rien d'intéressant papa. Au fait Grégoyre, tu seras là pour la cérémonie ?
- C'est quand déjà ?
- Grégoyre j'aurais cru que tu n'oublierais pas, le sermonna son père.
- Dans deux semaines, précisa Louis-Joseph.
- Ah oui c'est vrai. Je suis désolé mais ça va pas être possible, ça tombe en plein dans les partiels.
- Quel dommage, s'apitoya Lily.
- Bah c'est pas si grave, ça sera bourré de monde de toute façon. Vous m'enverrez de belles photos.
- Il n'y a vraiment pas moyen de t'avoir ?
- Non, il y a trop d'épreuves cette semaine là. Quelle idée de se marier en semaine aussi...
- C'est la tradition, Greg, tu le sais, lui dit son frère.
- Oui oui, je sais...

... on ne se mélange pas avec le festoiement du petit peuple. La noblesse sera toujours la noblesse, songea Lily dubitative.

- Comment va ton père Lily ? lui demanda Louis-Auguste.

La conversation se déplaca sur la famille.A partir de là Grégoyre se tint coi. La dernière chose qu'il souhaitait était d'alimenter une discussion où il se pourrait que l'on évoque Alexandre...

Après dîner Louis-Auguste leur prépara un jus de fruit frais dont il avait le secret, tandis que les fiancés roucoulaient.

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Ils s'installèrent ensuite dans le salon et visionnèrent un film. Ils se séparèrent alors que la nuit était déjà bien avancée. Grégoyre dit aurevoir à son père car il repartait le lendemain matin et se doutait, vu l'heure tardive, que celui-ci dormirait encore quand il partirait. Il avait raison. Lorsqu'il quitta le domaine familial ce dimanche matin, Louis-Auguste ronflait encore...

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Posté par Fan_Scarlett à 20:47 - 04 : Week-end - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

J'aime beaucoup tes décors... Ils vont bien avec l'histoire !

Posté par Lorraine54, 14 juillet 2008 à 21:59

tu as une imagination débordante,tu nécris pas une histoire de sims,tu es Sims!!!!!

Posté par cricrido, 17 juillet 2008 à 07:50

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